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Gustavo Dudamel, retour à Caracas : captation

Les premières images de cet enregistrement sont faits de lumières, d’ombres et de silence. Nous sommes dans les coulisses du théâtre Teresa Careño à Caracas. Silence des visages des jeunes musiciens qui règlent un dernier LA, d’autres ajustent leurs nœuds papillons, vérifient la partition. Il y a le crépitement des chaussures vernies sur le plancher, le froissement des tissus des robes et des costumes. Ce soir c’est la matérialisation d’un long travail dans une solennité absolue. De plus, Gustavo Dudamel est de retour à Caracas.

Pour l’orchestre des jeunes Simon Bolivar c’est le bonheur absolu. Celui qui a réussi, celui qui les représente si bien dans le monde entier, ce jeune homme de 26 ans si charismatique, ce soir, va les diriger ! Tous entrent en scène. Puis c’est au tour de Gustavo qui se signe, comme toujours, un peu comme un torero, avant d’entrer dans l’arène. Enfin la musique éclate, faite de chair et de vibrato, de pizzicatos suspendus, de violon, de hautbois, de percussions, de communion et d’allégresse. La difficulté de réalisation, c’est peut-être d’avoir à apprivoiser cette solennité, ce sacré. De se risquer à dévoiler un monde fragile et turbulent à la fois sans le dénaturer, en passant justement par la représentation, devant l’objectif implacable d’une caméra. Comment traduire en image l’expression musicale ? Comment filmer les sentiments, l’expression de la joie, de la douleur, de la surprise ? Comment révéler la lumière présente en chacun de ces initiés, musiciens, chef d’orchestre, sans risquer de la ternir, de la trahir, de l’altérer ? Ce qui est intéressant avant tout, c’est de rendre hommage au talent immense des interprètes et du Maestro Dudamel. Et de reconstituer au mieux le rêve de chacun d’entre eux. Ils l’ont tous rêvé, leur concert à Caracas avec Gustavo, comme une polyphonie rituelle ! Et c’est tout cela que la captation devra rendre. Dans chaque geste du chef, dans chaque coup d’archets, dans chaque vibrato, nous devrons reconstituer la vérité du moment. Transgresser le réel pour mieux s’en rapprocher. Retranscrire leur langage, le rendre vivant. Car un spectacle vivant, ce n’est pas seulement une partition et des musiciens, c’est aussi et surtout une véritable circulation d’énergie humaine entre la scène et la salle. Puis comme des « rock stars » , à la fin du concert, ils seront applaudis durant plus de 20 minutes en standing ovation, par un public vénézuélien fou d’amour de leur orchestre et de leur chef prodige.

Œuvres Interprétées : Sanson et Dalila, bacchanales Op. 47, Saint Saens Tableau d’une exposition, Moussorgski

Durée
51 min


Copyright
2008


Format
HDcam

Auteur
Sonia Paramo

Réalisateur
Sonia Paramo

Genre
Captation

Production
LFFL, FESNOJIV

Diffusion
France 2, Mezzo


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